Homme Girard DE CHASTAING

Courrier de Romans en 1498, maître de la monnaie de Romans puis de Grenoble, seigneur de la Sizeranne

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👤 Informations principales deHommeGirard DE CHASTAING

Profession(s) : Courrier de Romans en 1498, maître de la monnaie de Romans puis de Grenoble, seigneur de la Sizeranne

📝 Notes

individual :
Seigneur de La Sizerrane, nommé Maître de la Monnaie de Romans par le dauphin Humbert II vers 1498, annobli en 1520.

En 1458 parmi les nobles du mandement de Montfort, un Amblard de Chastaing (Chastagni) vivant en "Graisivaudan", semblerait être l'arrière oncle masculin d'un Girard en 1498. Ce Girard de Chastaing quitta le graisivaudan suite à sa nomination vers 1498, par le Dauphin Humbert II, comme maître de la monnaie de Romans ; fonction considérable qui attribuait à leurs titualires les plus précieux privilèges. Ses descendants ontcontinué de résider sur romans et sa région jusqu'à l'extinction de lafamille.


Avant son arrivée dans cette région, Girard de Chastaing avait épousé Ennemonde de Bernond, issue d'une très ancienne race de gentilshommes duGraisivaudan. Un fils naquit de cette union, Humbert, qui ne suivit pas la même carrière que son père, mais qui en revanche prit soin d'établir solidement sa famille. Il y épousa en 1550 Louise de Villars, filled'un gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et dernière héritièred'une famille noble de Chabeuil en valentinois.

Cette alliance le rendit seigneur de la maison forte de La Sizeranne (du côté de Chatuzange) et des fiefs de La Passa et de Roncieux, dans lemandement de Romans.
Seule carrière ouverte à ses 2 fils, gentilhomme peu favorisé des biensde la fortune, en les destinant aux armes, il fonda une famille toute militaire. L'un de ses fils Claude fut Chevalier de Malte et périt sur un champ de bataille. L'autre, Louis, servit pendant plusieurs années dans les armées d' Henri IV et reçut de ce prince en 1598 un brevet de gentilhomme de sa chambre.

(je voudrais ouvrir une parenthèse : Vous avez peut être lu l'histoireparue sur Barthelemy de Laffemas qui court rencontrer le futur roi Henri IV de passage dans notre région. C'est une belle histoire, mais j'aidu mal à croire que le commun des mortels de l'époque, même si nous sommes loin du rideau de gardes du corps qui entoure maintenant nos énarques, puisse aussi facilement se faire présenter et admettre au bord dela route par un prétendant au trône de France. Ne faudrait-il pas plutôt voir la facilité que lui accorde les connaissances de son entourage.J'aurais l'occasion d'y revenir)

Il se retira ensuite à Romans où il se maria avec jeanne de Grégoire duBouchet. La vie des descendants se modela sur celles de leurs aïeux, ils portèrent tous les armes. Les ainés revenaient à Romans, après quelques années de services, ou à la mort du chef de famille. Quant aux cadets, ils restaient aux armées, où ils trouvèrent presque tous une mortglorieuse, de sorte que, pendant 300 ans, leur modeste succession s'estouverte sur les champs de bataille. Un grand nombre d'entre eux furentdes officiers de cavalerie d'un très grand mérite et que leurs états des services sont des plus honorables.

Sur plusieurs brevets militaires le titre de Comte leur est donné sansqu'on sache si ce titre résulte d'une concession régulière. N'empêche qu'à partir du milieu du XVII ème siècle, leurs armes paraissent toujours surmontées d'une couronne de Comte.


Par suite de son peu de fortune qui ne lui permettait pas de tenir un grand état de maison et d'aller, comme tant d'autres, chercher à la courdes charges et des honneurs, cette famille n'étendit pas ses relationsau delà de Romans et ses environs. Sa loyauté traditionnelle, ses vertus militaires lui donnèrent dans ce cercle modeste une grande considération, et firent rechercher son alliance par les meilleurs maisons du Valentinois, entre lesquelles, on pourra citer celle de Saint Férréol etde Rostaing. elle fut maintenue dans sa noblesse par de Sève et Dugué,intendant du Dauphiné en 1671 et 1675. Une de ses filles, Blanche de Chastaing fit aussi ses preuves de noblesse, devant d'Hozier, pour SaintCyr, où elle fut admise le 1er novembre 1769.

(Saint Cyr : La Maison Royale de Saint-Louis était ouverte « aux fillesdes gentilhommes tués ou ayant ruiné leur santé et leur fortune pour le service de l'État ». Elles devaient avoir entre 7 et 12 ans pour entrer à la Maison Royale. Leur admission était décidée par le roi lui-même, après consultation du juge des généalogies de France qui devait s'assurer que la famille des postulantes, du côté de leur père, appartenaità la noblesse depuis au moins 140 ans. Beaucoup de pensionnaires étaient filles, nièces ou orphelines de militaires ; si beaucoup d'entre elles venaient de Paris ou des environs, il y avait des élèves provenant detoutes les provinces de France et même de l'étranger.

La maison pouvait accueillir 250 « Demoiselles de Saint-Cyr ». Elles étaient sous la responsabilité de 36 dames éducatrices ou « professes » et 24 sœurs « converses » assurant les tâches domestiques, auxquelles s'ajoutaient des prêtres et du personnel laïc

Les élèves, âgées de 7 à 20 ans, étaient réparties en quatre « classes» en fonction de leur âge. Elles portaient en guise d'uniforme une robed'étamine brune rappelant les robes de cour, nouée de rubans dont la couleur indiquait la classe de l'élève : « rouge » de 7 à 10 ans, « verte » de 11 à 14 ans, « jaune » de 15 à 16 ans, « bleue » de 17 à 20 ans.Elles étaient coiffées d'un bonnet blanc qui laissait voir en partie les cheveux.) Source wikipédia.



Le dernier rejeton mâle des Chastaing fut Ennemond IV dit Saint Amour,nom de guerre qui lui avait été donné dans le régiment de Chabot, où, comme son père , il servit pendant plusieurs années. Il mourut peu de temps avant la révolution, sans avoir été" marié. Deux jeunes cousines germaines , nommées Jeanne et Reine, lui survécurent. A cette époque, desrevers avaient entièrement dissipé leur modeste patrimoine. Les fiefsde la Sizeranne, de la Passa et de Roncieux étaient possédés par des étrangers.

Dans cete triste situation, les deux orphelines trouvèrent un généreuxappui auprès des seuls parents qui leur restaient, auprès de la familleMONIER. (Jean Monier avait épousé en 1712 une demoiselle Chastaing).

La famille Monier vint au secours des pauvres orphelines et leur fit pension convenable à leur rang. Jeanne mourut la première. Reine se retira au couvant de la Bénisson-Dieu, mais ne voulut point voir disparîtrele nom de ses ancètres dont elle restait si fière. Elle légua en 1825 tous ses papiers à la famille Monier, en la priant de relever autant que possible le nom de Chastaing de la Sizeranne.



Source : Chorier et Guy Allard généalogistes du Dauphiné

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