Homme Jacques TREMISOT

Né le vers 1570
Décédé le 26 août 1650 à Vanvey, 21400, Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté, France à l'âge de 80 ans

Marchand à Baigneux

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👤 Informations principales deHommeJacques TREMISOT

Naissance : vers 1570
Décès : 26 août 1650 — Vanvey, 21400, Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté, France
Sépulture : — Vanvey, cimetière de Saint Falle, 21400, Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté, France
Profession(s) : Marchand à Baigneux

📅 Événements

👶 Naissance , vers 1570
💑 Mariage , avant 1596
✝️ Décès , 26 août 1650 à Vanvey, 21400, Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté, France
AD 21 - Vanvey - B.M.S. 1610-1669 - 5 MI 08 R 102
⚰️ Sépulture à Vanvey, cimetière de Saint Falle, 21400, Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté, France

📝 Notes

individual :
Tous ces prélèvements et surtout les oblations des églises et chapellesétablirent des conflits entre les religieux, l'Abbé de Châtillon et Pierre Blanchard, curé et recteur de l'église paroissiale de Villiers etVanvey. Ce dernier prétendait qu'après un premier prélèvement de vingt-quatre mesures d'orge fait par le prieur du Val-des-Choux, la dîme devait se partager ainsi : un quart pour l'Abbé de Châtillon, une moitié pour le prieuré et l'autre quart pour lui curé. Il revendiquait, en outre, toutes les oblations faites à Saint-Phal, fût au tronc, fût ailleurs,comme chandelles fichées, sauf le droit de l'abbé de Châtillon lors dubaise-main en ladite chapelle; mais, en cela, il comptait sans les procureurs ou fabriciens de Saint-Phal. Ceux-ci n'accordaient au curé quece qui s'offrait au baise-main seulement, et prétendaient que toutes autres oblations leur revenaient pour l’entretenement de Saint-Phal, ainsi que l'argent mis au tronc. La dévotion à saint Phal était, disaient-ils, répandue en tous lieux, tant du pays et duché de Bourgogne, que ducomté et lieux remots (locis remotis) et loingtains du royaume, en raison des miracles du glorieux saint Faulle, en icelle chapelle, sur les fols, insensés et privés de raison, sens et entendement, et des desmoniacles. Là affluaient gens de tous pays, qui faisaient des ausmônes pourle regard d'icelle chapelle et non pour le regard de l'église paroissiale de Villers; les dites ausmônes, ajoutaient les fabriciens de Saint-Phal, cesseraient du tronc, si l'administration d'icelle chapelle étaitostée aux habitants et donnée au curé (Saint-Phal a été longtemps un sanctuaire profane avant d'être purgé de son origine par le Christianisme, qui l'a adopté comme bien d'autres lieux, où se rendait jadis un grand concours de peuple avide des superstitions payennes. Plusieurs statues et documents antiques, dont j'ai recherché l'origine, et que j'ai décrits dans le texte de l’Album du Châtillonnais, parce qu'ils proviennent des mêmes lieux et du voisinage, se rapportent incontestablement au culte d'Isis et aux mystérieuses superstitions iliaques du Phallus). Cesdébats avaient lieu en 1554, et le Parlement en fut saisi. Il ne satisfit point apparemment aux exigences bien ou mal fondées du curé de paroisse; car les mêmes débat reprirent leur vivacité, en 1685, entre les décimateurs et Jacques Tremisot, encore plus décidé dans cette querelleque son prédécesseur Pierre Blanchard. Un arrêt du Parlement de Dijon fit défense au curé Tremisot de porter le fusil, lui ordonna de résiderà Villiers et d'avoir un vicaire à Vanvey. Le même arrêt ayant «égard au désistement de la dîme consenti par le curé, à la réserve du dedans de l'église, condamna les décimateurs, de leur consentement, dit l'arrêt, à payer la somme de 200 livres pour la portion congrue du curé, et de100 livres pour le vicaire. L'abbaye de Châtillon, pour se libérer decette charge en ce qui la concernait, abandonna son quart de dîmes de Villiers et Vanvey. (source : Mémoires de la commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, Commission des antiquités du départementde la Côte-d'Or, Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon (France), 1864, pages 449 & 450)
PERSONNE (Henri), "Armorial du Châtillonnais" (1860). Ouvrage manuscritet illustré en deux tomes conservé à la Bibliothèque municipale de Châtillon-sur-Seine, dont une copie microfilmée est également conservée àla Bibliothèque Municipale de Dijon. TRÉMISOT : « D’or au trèfle de sinople. » Tome 1, page 400.