Homme Philippe 1er de Savoie-Achaïe

Né le 1278 à Suze, Piémont, Italie
Décédé le entre 23 septembre 1334 et 27 septembre 1334 à Pignerol, Piémont, Italie à l'âge de 56 ans

Prince d'Achaïe, seigneur de Piémont (1282 - 1334) et d'Ivrée, Comte d'Alba et de Télése

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👤 Informations principales deHommePhilippe 1er de Savoie-Achaïe

Naissance : 1278 — Suze, Piémont, Italie
Décès : entre 23 septembre 1334 et 27 septembre 1334 — Pignerol, Piémont, Italie
Profession(s) : Prince d'Achaïe, seigneur de Piémont (1282 - 1334) et d'Ivrée, Comte d'Alba et de Télése

📅 Événements

👶 Naissance , 1278 à Suze, Piémont, Italie
💑 Mariage
✝️ Décès , entre 23 septembre 1334 et 27 septembre 1334 à Pignerol, Piémont, Italie
⚰️ Sépulture

📝 Notes

individual :
Philippe Ier de Savoie, pour lequel on trouve également les formes de Savoie-Achaïe, d'Achaie ou encore de Piémont, né à Suse en 1278, mort àPignerol entre le 23 et le 27 septembre 1334, est un seigneur de Piémont (1282 à 1334), d'Ivrée et prince d'Achaïe (1301 à 1307), comte d'Albaet de Telese (1307). Il est à l'origine des Savoie-Achaïe, branche collatérale de la maison de Savoie.

Philippe de Savoie serait né en 1278, selon l'historiographe Pingon, souvent repris par ses successeurs, à Suse. Il est le fils de Thomas III,seigneur de Piémont, et de Guyonne de Bourgogne-Comté. Il a quatre frères, Pierre († 1332), archevêque de Lyon , Thomas († après 1340), chanoine, Amé († après 1340), archidiacre, et Guillaume († 1326), abbé de Saint-Michel-de-la-Cluse.
Il est mentionné (Philippum de Sabaudia) dans le testament de son père,daté du 14 mai 1282. Il est fait héritier universel, en tant que filsaîné, et il est chargé de pourvoir en apanages ses frères cadets.
En 1286, sa mère remet le Piémont au comte de Savoie, Amédée V, qui a été fait tuteur de l'enfant. Toutefois, le comte Amédée V considère désormais la région italienne comme sa possession. Devenu majeur en 1294, Philippe cherche à s'affranchir de la tutelle de son oncle, il engage unprocès pour récupérer les biens hérités de son père. Il obtient gain de cause de l'arbitrage, devenant seigneur de Piémont, mais en acceptantque ce dernier soit détenu « en fief de son oncle et à la condition derenoncer définitivement pour lui et ses héritiers à toute prétention au comté de Savoie », selon l'historien Bruno Galland.

Philippe de Savoie est pressenti comme une « candidat […] sérieux » pour épouser Isabelle de Villehardouin, héritière de la principauté d'Achaïe. Celle-ci a vingt ans de plus que lui. Il est décrit par l'helléniste Antoine Bon (1901-1972) comme « ne [possédant] que le comté de Piémont, et, ambitieux, [pouvant] être tenté par le titre de prince d'Achaïequi gardait, malgré tout, un grand éclat ». Ce projet de mariage sembleaussi pour lui un moyen d'obtenir une certaine indépendance vis-à-visde son oncle, le comte de Savoie.
Philippe rencontre la princesse à Rome, lors du jubilé de l'année 1300.Le mariage est négocié au début de 1301 et reçoit le soutien de Rome.Charles II d'Anjou, suzerain de la Morée, ne semble pas avoir été averti de cette union et il s'y oppose; le 7 février, Philippe reçoit cependant de sa future épouse la châtellenie de Corinthe. Le pape Boniface VIII intervient afin que l'union puisse avoir lieu, et Charles II ne va pas au bout de la démarche de destituer complètement la princesse d'Achaïe de ses droits.
Le mariage se déroule à Rome, le 12 février 1301.
Le couple a une fille, Marguerite.

Le roi Charles II de Naples investit Philippe de la principauté, au nomde son fils Philippe Ier de Tarente (alors en captivité), suzerain dela principauté. Il prend possession du titre le 23 février 1301.
Le couple passe en Piémont, afin d'instituer un conseil de régence, avant de se rendre en Achaïe, très probablement vers la fin de l'année 1301, peut être l'année suivante pour d'autres auteurs. Les dates de son séjour — entre le mois d'octobre 1302 et le mois de novembre 1305, selonla chronique française — font débat, toutefois Antoine Bon retient pour sa part la fin de l'année 1301 jusqu'à la fin de l'année 1304. Le seigneur de Piémont débarque à Clarence, au mois de novembre 1301, accompagnés de 70 hommes à cheval et d'une armée de 300 piétons. Si son arrivée est plutôt bien accueillie, son attitude est jugée rapidement antipathique par les barons du pays, surtout après avoir donné des charges à des proches venus avec lui de Savoie et de Piémont. Par ailleurs, il souhaite se rembourser des frais avancés pour sa venue jusqu'en Morée. Sesagissement amènent la chronique à le comparer aux « tyrans de Lombardie », selon l'expression consacrée. Philippe se trouve également dans lejeu de pouvoir des barons locaux.
En 1304, il participe avec ses vassaux, dont le maréchal de Saint-Omer,à une expédition en Épire, à l'instigation de Charles II. L'expéditionse solde par un statu quo. Philippe accepte, peu après, une forte somme d'argent de la part du despote d'Épire afin de ne plus intervenir contre lui. Afin de ne pas être pris en défaut par son suzerain, PhilippeIer de Tarente, Philippe cherche à régulariser la situation en envoyant, à Naples, un représentant le 8 mai 1304.
En 1304, les seigneurs grecs de la Skorta se soulèvent lorsqu'il met enplace, sous les conseils du chevalier Vincent de Marais, un impôt extraordinaire.
Philippe de Savoie convoque un parlement placé au mois de mai 1304, selon Bon, à Corinthe, et à l'occasion duquel se tient un grand tournoi.
Cependant les relations se tendent avec Charles II de Naples. En 1304,les droits de Philippe et de son épouse sont révoqués. Face aux difficultés, le couple est obligé de retourner en Piémont. Charles confie la principauté à son fils Philippe Ier de Tarente.
Le couple se sépare et Philippe abandonne toutes ses prétentions sur l'Achaïe en 1307, il reçoit cependant en « compensation le comté d'Alba ». Philippe de Savoie continue cependant de porter le titre de prince d'Achaïe, tout comme ses successeurs.
Selon le site de généalogie Foundation for Medieval Genealogy (FMG), ilest fiancé, entre cette séparation et son second mariage en 1312, à Catherine de Habsbourg, fille du roi de Germanie Albert Ier.

En 1311, toujours avec la volonté d'échapper à l'influence de la branche aînée des comtes de Savoie, il s'allie avec le dauphin de Viennois, Jean II. L'année suivante, le 7 mai 1312, il épouse la sœur de ce dernier, Catherine de la Tour du Pin. Le prince Philippe reçoit en dot du Dauphin « 20 0000 livres de bons Viennois anciens, dont un gros Tournois d'argent du roi de France ».
Dans le conflit opposant le comte de Savoie au Dauphin, Philippe participe comme témoin aux transactions, aux côtés de l'archevêque de Tarentaise, de l'évêque de Grenoble et d'autres seigneurs.
Philippe est l'un des exécuteurs testamentaires du Dauphin Jean II, d'après le testament de ce dernier (26 août 1318).

Philippe de Savoie meurt en septembre 1334. Samuel Guichenon donnait le25 ou 27 septembre 1334 à Pignerol. Les auteurs donnent ainsi soit le25 septembre 1334, à Pignerol, soit le 27.
Son corps est inhumé dans l'ancienne église des Franciscains de la ville de Pignero.

Philippe de Savoie épouse en premières noces à Rome le 12 février 1301Isabelle de Villehardouin (1263 † 1312), princesse d'Achaïe, fille de Guillaume II de Villehardouin, prince d'Achaïe, et d'Anne Ange. Il s'agit du troisième mariage pour cette princesse. Par ce mariage, il devientprince de Morée ou d'Achaïe.
Ils ont :
Marguerite (février 1303 - † ap. 1371), promise, alors qu'elle n'a que5 ans, à Charles de Sicile, fils de Philippe Ier de Tarente, elle est mariée en 1324 à Renaud († 1370), fils du comte de Forez Jean Ier.

Le site de généalogie de la Foundation for Medieval Genealogy (FMG) ajoute :
Marie (1301 - † ap. 1308), probable, aînée de Marguerite ;
Alice († 1368), épouse Manfred Del Carretto, marquis de Savone (Ligurie).

Séparé de sa première épouse en 1307, il se remarie en 1312 avec Catherine de la Tour du Pin, dite aussi de Viennois († 1337), fille d'HumbertIer, dauphin de Viennois et d'Anne de Bourgogne. Ils ont probablementonze enfants :
Jacques (1315 † 1367), qui succède à son père ;
Amédée († 1376), chanoine et comte de Lyon, évêque de Maurienne, Guichenon le donne pour évêque de Lausanne ;
Thomas (1329 † ap.1360), évêque de Turin et d'évêque d'Aoste ;
Édouard († 1395), moine à Cluny, abbé de Saint-Juste, évêque de Belleyet évêque de Sion, archevêque de Tarantaise ;
Isabelle, mariée à Jean de la Chambre, dit comte de Leville (?), vicomte de Maurienne (sans postérité).
Alix († 1368), marié à Manfred (Manfroi) de Carreto, marquis de Savonne(vers 1325 ?), puis à Antelme de Miolans, seigneur d'Urtières et de Sainte-Helène du Lac (vers 1354) ;
Léonor ou Éléonore († 1350), mariée en 1333 à Manfred V, marquis de Saluces ;
Jeanne († 1352), mariée à Aimée (Amé) de Poitiers († 1349), fils de Aymar IV de Valentinois ;
Béatrice ou Béatrix (1312 † 1340), mariée en 1334 à Humbert VI de Thoire et Villars († 1372) ;
Aymon, seigneur de Villefranche, de Combevienne et Casal-Major, sans postérité, épouse Mencie de Cève, fille du marquis George de Cève ;
Agnès, mariée en 1343 à Jean de la Chambre.

Philippe aurait eu quatre enfants illégitimes :
Béatrice, bâtarde de Savoie ;
Francesca, bâtarde de Savoie ;
Antoine/Antonio, bâtard de Savoie ;
Anselme/Antelmo, bâtard de Savoie, surnommé le bâtard d'Achaïe.

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